Mar 162018
 

Bonjour.

Nota bene : je n’ai aucun lien avec les marques qui sont citées dans mon article (elles ne sont là que pour servir de références à vos propres recherches).

Ca y est, j’ai craqué pour un Silver Phantom Devialet. Après avoir beaucoup lu sur le sujet et une écoute dans le magasin Devialet de Paris, j’étais sûr de franchir le pas; juste une question de temps, non plutôt de sous ! Pas de mot pour décrire; on aime ou on n’aime pas; on peut trouver le marketing agressif et excessif, le tarif scandaleux, mais le résultat, auditif, est là; le son sort de cette petite chose oblongue avec punch (y compris à très bas niveau) et finesse, que ce soit avec du classique, du jazz, du métal…

Après une nouvelle démo dans la même boutique, je laisse de côté le Phantom qui, pour moi, n’est pas au même niveau (heureusement d’ailleurs au vu de l’écart de prix) et ne regarde (écoute !) même pas Gold Phantom dont je n’apprécie pas le côté tape à l’œil de cette couleur « or » (et puis il y a encore un sérieux écart de prix).

Déballage : y’a pas à dire, le carton de transport emballe et habille son contenu au mm près et le déballage au sol ou sur une table est aisé sous réserve de rester bien à plat avec le carton dans le bon sens.

Installation : attention, la chose est fragile (au niveau des hauts-parleurs de grave), lourde (environ 13kg) et pas facile à manipuler puisque tout en rondeurs. Le cordon d’alimentation est installé et verrouillé par un cache; les connections réseau et numérique optique ne sont pas facile d’accès mais on ne modifie pas les raccordements tous les jours.

Mise en route : Phantom se connecte comme une grande au WiFi (procédure de connexion plutôt simple et efficace) ; on doit obligatoirement utiliser l’application Spark, Phantom n’est pas accessible autrement (mais on peut quand même envoyer un signal Bluetooth à Phantom depuis son Smartphone). Après téléchargement de Spark sous Android, la mise en service s’avère compliquée : Spark ne se lance pas systématiquement du premier coup (écran blanc ou noir !) et il ne trouve pas toujours le réseau et/ou l’enceinte ; au bout de 40mn de tentatives infructueuses, désinstallation-réinstallation de Spark et plusieurs arrêt-marche et réinitialisations de l’enceinte, je décide de tenter l’aventure avec le Iphone de Madame. Là, les choses se passent mieux et, en quelques minutes, musique !

Mais l’aventure ne se termine pas là. Après cette installation Iphonesque, il s’avère que le Spark sous Android fonctionne également (tiens IOS et Android se parleraient-ils ?) ! je poursuit donc les essais et découvertes. Aïe, Spark ne voit pas mon disque réseau (Synology sur lequel j’ai numérisé tous mes CD). On a droit aux Web radio et à la musique stockée sur le téléphone, ainsi que pleins de fourniseurs de musiques en ligne (un abonnement gratuit de 3 mois à Tidal est fourni avec l’enceinte). Promenade sur les forums pour me rendre compte que c’est une cruelle réalité. A l’usage, Spark est un produit qui ne fonctionne pas bien (je le confirme après plus de 2 mois d’utilisation ; récemment, j’ai même dû déconnecter l’enceinte du secteur pour parvenir à l’éteindre ; il se reconnecte souvent totalement quand le téléphone sort de veille et quelquefois, il faut arrêter application et la relancer) et qui ne voit pas les stockages en réseau (alors que même les players audio d’entrée de gamme le permettent). Lamentable et indigne de Devialet qui, pour l’instant (mars 2018) et à ma connaissance, ne réagit pas sur le sujet.

Je pars donc à la recherche d’une solution me permettant d’utiliser l’entrée numérique optique de Phantom avec ma discothèque en réseau. Comme dans le même temps, je commençais à tester le Raspberry Pi pour connecter Synology (avec quelques films) et téléviseur du salon. je creuse donc la piste pour disposer sur « la Framboise » d’une sortie son numérique optique ; diverses cartes existent et se trouvent facilement pour quelques dizaines d’€. Je retiens la DigiBerry Digi (modèle de base dans un premier temps). Après quelques tests avec des applicatifs différents (Libre-elec, OSMC, VolumIO), je stabilise l’usage avec Rune Audio qui fonctionne vraiment bien et propose toutes les fonctionnalités requises après une installation sans difficulté. Dernier souci sans solution à ce jour (mars 2018) : bien que Rune Audio dispose d’un réglage de volume et que Phantom se commute automatiquement sur l’entrée numérique (paramétrable), il faut quand même utiliser Spark pour le réglage de volume puisque c’est lui qui limitera le volume maximum possible, tandis que Rune Audio se règle de 0 à 100% de ce volume maximum (heu, peut-être que je ne suis pas très clair sur le coup !).

Si vous avez l’occasion d’une démo et que vous voulez vous rendre compte de ce que Phantom a dans le ventre, faite l’écoute du dernier morceau de la bande original de Lucy, avec un niveau réglé à 60%… Impressionnant (particulièrement pour les sons graves) mais il ne faut bien sûr pas hésiter à écouter vos morceaux préférés. Je n’imagine même pas ce que cela pourrait donner avec 2 Phantom, ce qui nécessite en plus, rappelons le, le boitier Dialog qui va assurer la synchronisation des 2 enceintes. Et puis après on peut rêver à un Home-cinéma 5 voire 7 canaux et je pense que le caisson de grave n’est même plus nécessaire. En revanche, un banquier compréhensif est indispensable !

Dernier sujet : le pied qui est plutôt indispensable de mon point de vue (bonne hauteur, pas de support supplémentaire éventuellement instable, renvoi masqué des câbles vers le bas) et le réglage de volume qui l’est un peu moins.

Mise à jour de mai 2018 : pour le pied, je n’ai pas encore franchi le pas ! Pour le réglage de volume, mon anniversaire étant passée par là, je dispose donc de « Remote » et c’est moins gadget que je le pensais car parfaitement complémentaire de Rune Audio. Et ce n’est pas un petit pot de crème pour la peau ! Un léger bémol, Remote et Phantom doivent se voir, notamment à plusieurs mètres, pour que cela fonctionne bien. Toujours pas d’amélioration en vue pour Spark.

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