Nettoyeur haute pression Ryobi RHP-4121.

 Brico philie  Commentaires fermés sur Nettoyeur haute pression Ryobi RHP-4121.
Sep 052016
 

Suite à une panne sur ce matériel, beaucoup de recherche sur internet et quelques questionnements existentiels, j’ai réussi à remettre l’appareil en service. Je vous livre donc mon expérience en espérant qu’elle puisse servir à d’autres et également, pourquoi pas, pour d’autres marques de nettoyeurs

J’ai acheté ce matériel en 2004, chez Leroy Merlin. A l’époque, il était présenté comme similaire aux matériels de marque Karcher.
A l’utilisation, j’en ai toujours été satisfait, avec une utilisation deux ou trois fois par an, pour un cumul de temps de l’ordre de quelques dizaines d’heures.

Il y a quelques années, j’ai cassé la lance à jet plat. Quelques recherches et je trouve le site de HPconcept (www.haute-pression-concept.com/) qui fournit des accessoires et pièces pour de nombreux matériels de nettoyage à haute pression. J’achète ainsi une nouvelle lance (elle n’est pas gainée noir, c’est la seule différence) et j’en profite pour prendre également le flexible furet déboucheur de canalisation dont je ne me suis servi qu’une fois mais avec une sacré efficacité.

Cette année, été 2016, le nettoyeur fonctionne pendant une trentaine de minutes et puis … plus de pression ! le jet d’eau est simplement celui de l’arrivée d’eau et pourtant le moteur se fait entendre et la commande du pistolet fonctionne également.

Je me plonge dans les recherches sur internet, tant pour des explications sur des forums que pour la documentation technique et les pièces détachées.
1ère constatation : sur les forums, il y a beaucoup de « Ryobi, c’est de la m…., il faut prendre un Karcher ». C’est peut-être vrai mais cela ne permet pas d’avancer beaucoup; je trouve néanmoins quelques explications sur l’entartrage des pièces durant la période d’inutilisation. Je me dis que je verrais ça quand il refonctionnera ou que je l’aurais remplacé.
2ème constatation : il n’est pas trop facile de trouver la documentation technique mais les schémas d’éclatés se trouvent quand même à plusieurs endroits.
3ème constatation : il n’y a plus beaucoup de distribution de pièces détachées et les prix peuvent être prohibitifs (le corps de pompe, en fait la pièce moulée sans aucune autre pièces, vaut dans les 30€; la tête de pompe, la partie supérieure avec le pressostat se trouve aux environs de 85€; je n’ai trouvé la pompe complète que sur un seul site à près de 210€ !!! A ce prix, je jette le Ryobi et rachète autre chose; enfin le bloc moteur est trouvable à plus de 400€).

Etant assez bricoleur, je me lance dans le démontage en me disant que je vais peut-être trouver quelque chose de cassé que je pourrais peut-être remplacer.

Je démonte l’habillage et me retrouve avec un bloc très bien conçu qui regroupe la partie moteur, la partie pompe, les arrivées et départs d’eau et le câble d’alimentation; je constate que, pour un matériel qui a 12 ans et que j’ai rangé dans un garage non isolé au froid, au chaud, à la poussière, le bloc est en très bon état (aucune trace de rouille), gage d’une bonne qualité de fabrication.

Je me lance, sur la base de l’éclaté que j’ai trouvé, dans le démontage; je commence par les 4 grosses vis, repère 21 sur le schéma; grosse erreur, toute cette partie baigne dans l’huile et quand je dis baigne, c’est la réalité ; heureusement que l’ensemble était vertical, moteur vers le bas à ce moment car l’huile est liquide; dans cette partie, se trouve la sortie d’axe moteur qui reçoit un ensemble formant une coupelle inclinée (repères 21, 22, 23 de l’éclaté moteur et 25, 26, 27 et 28 de l’éclaté pompe), sur laquelle viennent s’appuyer 3 tête de pistons (repères 23 et 24).

Je remonte rapidement et soigneusement cette partie et reprend mon démontage, cette fois en commençant « par la sortie », soit la tête de pompe (repère 31). A ce moment du démontage, je me rend compte qu’en faisant tourner le moteur à la main avec l’hélice de refroidissement (repère 17 sur l’éclaté moteur, accessible juste en retirant la flasque), il y a des bulles qui se forment, j’en déduit que tout n’est pas perdu puisque les petites valves semblent fonctionner; je me dis que peut-être des joints sont abîmés et que l’étanchéité ne se fait plus mais où ? On trouve sur internet la pochette de joints complète pour environ 27€.
Je constate néanmoins la présence de tartre et si je veux changer les joints, il faut que je démonte un peu toute les pièces et les joints pour nettoyer et savoir comment faire ensuite. Après avoir ôté les trois joints (repère D) au niveau des valves (repère A) de sortie de la pompe (celles du côté tête de la pompe), je m’aperçois que les valves semblent un peu bloquées ; je sollicite les valves avec un gros tournevis plat (il y a des encoches et on peut les titiller et les tourner) mais elles ne bougent pas pareils toutes les trois; je décide donc de séparer pour nettoyage, l’entrée d’eau, la sortie d’eau (la tête de pompe dont je démonte le pressostat), le corps de pompe et je passe le tout dans un nettoyeur à ultra-sons avec du vinaigre d’alcool blanc. A la fin, c’est nettement mieux,  les vannes bougent et tournent sans problème (les trois côté tête de pompe et les trois autres au fond du corps de pompe.

Je remonte le tout, en nettoyant au passage les différents joints accessibles.

Test « en l’air » : ça refonctionne !!!

Conclusion :
1) pas très compliqué à démonter et remonter; il faut simplement repérer l’ordre et bien mettre les différentes pièces en regard avant de revisser, puis bien serrer les vis (pour tout faire il faut un tournevis PZ2 pour démonter l’ensemble du carter en plastique et 3 clés Allen de 4, 5 et 6 pour tout le reste, sauf le pressostat qui nécessite une clé plate ou une clé à molette).
2) pas très compliqué à tout nettoyer (si vous n’avez pas de nettoyeur à ultra-sons, un trempage plus long dans le vinaigre et un brossage avec une vieille brosse à dents fait sans doute le même effet).
3) simple à essayer, comme je l’ai indiqué « en l’air », car le bloc est complet et n’a pas besoin d’être remonté dans le carter pour les essais.

ATTENTION : comme tout appareil qui mélange l’eau et l’électricité, il faut faire attention à ne pas éclabousser tout le bloc moteur-pompe, lors des essais pour éviter de tout faire sauter ou de s’électrocuter.

Remarque : les quelques personnes qui parlent de l’entartrage sur les forums ont donc raison, tout au moins pour ce type de panne; je vais donc réfléchir à la manière de limiter ‘entartrage pour la prochaine période de repos qui s’annonce. Certains évoquent un kit chez Karcher, qui reboucle la sortie d’eau sur l’entrée, avec un petit réservoir dans lequel on met de l’antigel pour circuit de refroidissement de voiture ? Pour l’instant, je n’ai pas trouvé cet accessoire…

Mise à jour avril 2017 : je n’ai pas trouver cette fameuses pièce qui permet de reboucler l’entrée et la sortie d’eau. En revanche, j’ai trouvé sur La-Bay le raccord qui permet de monter les accessoires Kärcher sur le Ryobi; j’ai acheté la tête-brosse rotative Kärcher et ça fonctionne nickel; j’ai nettoyé ma terrasse ce WE.

A bientôt peut-être.

Abris de jardin avec toit végétal

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Mai 022014
 

Abri de jardin

 

Je suis en pavillon avec une maison qui est en fond de parcelle; j’ai donc la totalité de mon jardin entre la rue et la maison; le jardin était un peu séparé en deux par une construction énorme regroupant un bûcher et un âtre phénoménal de près de 2 m3, le tout entouré d’un dallage (en fait, un des propriétaires précédent faisait de la ferronnerie, ceci expliquant cela). Cette construction se dégradant et étant pratiquement inutile, nous avons décidé de la supprimer et de la remplacer par un abris de jardin fait sur mesure.

Avec ma femme, nous avions fixé plusieurs critères :

  • une construction en bois,
  • outre le matériel de jardinage, pouvoir y entreposer en hivers les meubles de jardin,
  • y stocker les accessoires pour le chat,
  • y ranger les vélos,
  • y intégrer les poubelles,
  • y ranger mon scooter,
  • disposer d’un point d’eau, bac de lavage et plan de travail (pratique pour le jardinage),
  • ET un toit végétal (ça c’était mon truc à moi !).

Concernant le toit végétal, c’est une idée qui m’intéressait depuis longtemps au même titre que d’autres aspects « écologiques » (isolation par l’extérieur, ventilation double flux, puit canadien ou provençal…).

Bien sûr, rien de standard que l’on trouve facilement chez LM ou Kas.

J’ai donc tout dessiné en faisant mes calculs pour que cela tienne debout, et en en discutant avec des collègues et des amis également « bricoleurs ». Il fallait prévoir un peu costaud car le toit fait environ 20m² et, entre le bois de la structure du toit, la terre et surtout l’eau quand il pleut, le tout frise les 3 tonnes !

Après le coulage d’une dalle béton bien ferraillée et épaisse, j’ai monté la structure porteuse extérieure en faisant tous mes poteaux avec 2 bastaings; une petite structure intérieure en parpaings délimite les différentes zones et surtout amène un renforcement bienvenu; quelques bastaings en diagonale améliorent encore la solidité; ensuite 3 bastaings doubles horizontaux qui reçoivent les chevrons; structure du toit en OSB3 (utilisable en extérieur si il y a une face ventilée), une bâche en EPDM (faite pour et plus solide que les bâches PVC pour bassin), le système de drainage et anti-racine (j’ai opté pour l’Enkadrain), le substrat qui va bien pour y planter du sédum (on peut faire son mélange soi-même mais il faut vraiment faire ses comptes car le volume est quand même important, 2m3 pour 10cm d’épaisseur sur 20m², ce qui demanderait beaucoup de manipulations pour faire le mélange) et, en final, le sédum (ou plutôt les sédums : vert,  jaune, roux, avec ou sans fleur…).

La principale difficulté est de se procurer les différents matériels car la distribution en France est plutôt limitée; si la bâche EPDM est assez facile à trouver et se vend partiellement sur mesure, l’Enkadrain est plus difficile à trouver et ne se vend, pour l’instant, pas au détail (donc obligation de prendre un rouleau de 50m² et de se débrouiller pour revendre ce qui reste); concernant le substrat, il semble y avoir plein de sites internet mais quand on y regarde bien, c’est une seule entreprise qui dispose de près d’une quinzaine de sites différents.

J’ai également ajouté un système de récupération d’eau de pluie, fait sur mesure avec des bidons pour optimiser l’utilisation du volume de l’abri, notamment dans ses parties hautes. Pour les portes de l’abri, j’ai fait riche en réutilisant les anciennes portes en chêne de la maison; pour l’habillage des « murs », j’ai acheté du clin de qualité correcte car il faut quand même que cela dure sans devoir entretenir annuellement de façon conséquente.

Mise à jour mai 2018 : Pour le sédum, les résultats sont très bons dès la seconde année; de plus, inutile de passer du temps comme je l’ai fait en partant de pieds en petits pots dont j’ai délicatement séparé les motte pour disposer de plusieurs plans que j’ai installé un par un. J’ai réparti toutes les petits morceaux qui restaient à la surface du substrat pratiquement sans les enterrer et, 4 ans plus tard, la couverture est presque plus régulière qu’avec les plans installés un par un. Il faut quand même un peu entretenir suivant les variétés de sédum utilisées; certaines fleurissent avec des tiges de près de 30 à 35 cm et des bouquets de fleurs; une fois fanées et séchées, les tiges restent en place et ce n’est pas très joli (d’autant que l’on ne voir quasiment que ça depuis le sol) donc coupe à prévoir.